Ensomhet

La solitude est une amie

Qui se déguise en ennemie,

Car l’on ne sait jamais pourquoi

Il fait si froid dans son carquois.

Ceux qui savent être solitaires

Sont les êtres interstellaires :

Les mortels n’ont jamais trop su

Comment bien vivre à son insu.

 

J’ai tant rêvé mais la nuit noire

Me nourrit de son désespoir.

Reviens à moi, Ô Solitude;

Eh oui, sans toi, la vie est rude.

Il n’y a que toi que j’admire,

La vie sociale est bien la pire,

Et je suis trop intransigeant

Car je suis sûr d’haïr les gens.

 

L’Homme est le dernier des nigauds :

Seul ne veut porter son fardeau,

S’invente des boucs-émissaires

Et crée des bombes nucléaires.

Qu’il se rassure : il est bien seul

Quand on le lie à son linceul.

Un jour futur il adviendra

Que l’Homme sa place apprendra.

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Huszár

A strong and fiery wind I ride,
Against my treaturous foolish pride. 

A thousand years have soon gone by,
The steeds our fathers rode did die. 

Left all alone, robbed of my cloth,
I ride the night dressed as a moth. 

Now envy has taken its place,
In stead of the fiends’ dark embrace. 

Grey horses riden by proud men,
No longer to be seen again. 

We rode the fields a thousand years,
What, did we leave aside our fears?

Mourn all heroes, from lands afar,
Last, but not least, the brave hussar !

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